Quelques souvenirs... parmi d'autres.


J’ai été élu pour la 1ère fois au Conseil Communal de Habay-la-Neuve, en 1970 sur une liste « Intérêts Communaux »,  conduite par le bourgmestre sortant, Eugène Duparque, avec , pour co-listier, le Docteur Cornet, Albert Mergaux, Jean Thibert, André Pemmers…  Nous avions eu…5  élus (sur 11) alors qu’il y avait 5 élus sortants sur 9.   C’est alors que le PS (3) et le PSC (3) ont fait alliance pour porter Monsieur Halbardier au poste de Bourgmestre…


Parmi bien d’autres souvenirs, je me souviens de la fougue mise à vouloir conserver, à la Maison Communale, de l’époque – aujourd’hui le Pachis – la Maison des Jeunes et il avait fallu que le Bourgmestre change la serrure d’accès au local pour que nous renoncions…


Et puis il y a eu les fusions de Communes et un bouleversement dans la façon de vivre, de gérer …  J’ai été réélu jusqu’au moment où la loi m’a empêché de garder mon mandat Communal, soit à ma prestation de serment comme Député Permanent.  Conseiller Provincial entre 1975 et 1995, je suis, en effet, devenu Membre de l’Exécutif en 1982 et le suis resté jusqu’en 1995, année qui m’a vu être élu comme Député Wallon à Namur et Membre du Conseil de la Communauté Française à Bruxelles.  Je le suis resté jusqu’en 2004, en assumant, de surcroît la tâche de Secrétaire du Parlement Wallon.


En Députation Permanente, j’ai  géré plus particulièrement les secteurs de l’Agriculture (horticulture, pisciculture, apiculture …) et de la Santé Préventive (avec les 9 Centres de Santé de la Province).  Je voudrais épingler quelques faits marquants de cette période d’intense activité et rappeler, par exemple, la présidence du Centre d’Economie Rurale de Marloie, outil performant au service de nos agriculteurs (virologie, hormonologie …) et la création à l’époque, avec l’aide du Ministre Daniel Ducarme d’une division d’ichtyopathologie au service des pisciculteurs avec un directeur, bien connu, Philippe Scherder.


Une action permanente en matière d’analyse des sols, des eaux, des produits agro-alimentaires au Centre de MICHAMPS, près de Bastogne, sous la houlette du Professeur Jean Lambert  et de son équipe.  C’est là qu’ont été conçus bien des essais et, par exemple, celui qui a permis de lancer le pleurote, aujourd’hui bien commercialisé par un agent dynamique, engagé pour ce faire, Michel BoutTier, installé sur le zoning de Weyler (Arlon), après avoir développé cette culture au Domaine de Beauplateau/Sainte-Ode.  C’est à cette époque que nous avons, avec Jean-Baptiste Buckinx et l’ASBL « Défense des Producteurs laitiers de la Province de Luxembourg », lancé  les premières campagnes de promotion du Blanc Bleu Belge, et tenter dans notre secteur Horeca, de créer un plat typiquement luxembourgeois :  le BBB  au Beurre d’Ardenne.  C’était l’époque des diverses campagnes de promotion de nos produits, de nos fromages, du travail de nos horticulteurs et de nos apiculteurs.
C'est l'époque où, avec L'ASBL et le Collège Echevinal d'Ixelles, J'ai créé le marché des produits Luxembourgeois à Bruxelles devant la gare du Luxembourg.


Puis est arrivée cette période à Namur et à Bruxelles, avec un travail important mais peut-être moins, « visible » de participation aux travaux des Commissions et aux Sessions des Deux Parlements.  Je me suis plus spécialement investi dans les secteurs du logement, de la santé, de la famille… et j’ai dû mener de front ces activités prenantes avec la responsabilité de bourgmestre durant 4 ans… Ce n’était pas facile …


Gérard, n’as-tu pas l’une ou l’autre anecdote amusante à nous raconter de tes missions lointaines ? Bien sûr..

En voici une de Louisiane. Lors du mémorable jumelage entre Habay et Cottonport. Nous encadrions notre bourgmestre de l’époque, le Docteur A.Cornet, qui nous avait suggéré de prévoir un cadeau à offrir à nos hôtes ; j’avais, pour ma part, prévu, avec Nicole, un ouvrage sur le Blanc Bleu Belge et le Cheval de trait ardennais. Le Docteur avait, quant à lui, soigneusement choisi une très bonne bouteille de sa cave. Et voilà que des hôtes la placent ..au frigo. Et de leur faire remarquer que cet excellent vin devait se boire chambré. Sitôt dit sitôt fait..ils lui ont servi au petit déjeuner en vin chaud avec du sucre et de la cannelle..

 

D’autres souvenirs de tes missions au bout du monde ?

Au sud du Brésil, avec le Bureau du Parlement wallon, à la réception chez l’Ambassadeur, j’entends derrière moi, « Je crois que c’est le Gérard Mathieu de Habay. » Je me retourne et je découvre un pisciculteur connu de la Province de Liège,  installé là-bas . Il y avait investi dans l’élevage du poisson en eaux chaudes. Il avait aussi été mêlé au lancement du croisement du B.B.B. avec le zébu local.